Après ces 2 semaines passées en compagnie de collégiens bastiais, je prends le temps de me retourner et de voir le chemin parcouru. L’avantage en mer, c’est que la trace est rapidement effacée. Un sillage, un bouillonnement et puis pfit ! Plus rien. Merveille qu’est la mer, c’est elle qui nous rappelle notre fragilité, notre faiblesse. Qui nous sommes en réalité. Face à elle. Il y a trois ans nous avons fait à plusieurs ce rêve. Emmener nos plus jeunes têtes, nos adolescents en herbe sillonner leur mer, leur île qu’ils ne connaissent pas pour la plupart. Apprendre, continuer d’apprendre avec comme guide, le rire, l’humour, la tendresse, la solidarité, l’envie, l’enthousiasme… de l’Humain quoi. CAPIE, une association est née pour cela. Son hyper active fer de lance, ambassadrice des révoltées Carole et sa fidèle garde fou Marie Pierre. Le feu et l’eau. Savant mélange. Improbable. Elles ont réussi à galvaniser professeurs, enseignants, animateur de biologie, amoureux de la Nature et enfin nous permettre nous skippers attentifs à l’évolution de ce monde en perpétuel danger : d’Agir… un peu ! Si peu. Notre récompense, ce sont eux. Eux tous qui sont partis et qui sont revenus un peu plus emplis. D’images, de partages, de connivence, d’amitié… et si seulement un rêve se poursuivait. Celui là même qui nous engendra. Pourquoi faire ? La mer, revenir vers elle et enfin serein. Une paix bien méritée. Merci à tous les acteurs de la vie. Christian